Quand l’épargne sert la création

Après une introduction d’Olivier Varin, président du CDLS, trois interventions ont été suivies de questions et discussion avec le public.

Favoriser la décarbonation progressive des économies

Laura Morosini est juriste de l’environnement, fondatrice de Chrétiens unis pour la terre en 2012, cofondatrice et ancienne secrétaire générale d’Église verte, aujourd’hui directrice Europe du mouvement Laudato si’ (LS).

Elle a présenté l’approche, les objectifs et les résultats obtenus par ce mouvement qui regroupe un millier d’organisations dans le monde. Elle a mis en avant son approche holistique (triple dimension spirituelle, mode de vie et action publique) au service de la décarbonation progressive de nos économies.

À la suite du pape François, « la civilisation requiert de l’énergie, mais l’utilisation de l’énergie ne doit pas détruire la civilisation », le mouvement LS incite chacun à délégitimer l’utilisation des énergies fossiles. À ce jour, 39 milliards de dollars ont été désinvestis suites aux actions du mouvement LS.

Changer de modèle agricole

Vincent Krauss, ingénieur polytechnicien, entrepreneur, cofondateur de Fermes en vie (FEVE) a présenté cette foncière qui agit en faveur du changement du modèle agricole français.

Grâce au rachat de fermes devenues inactives à cause du renouvellement de génération, FEVE promeut les fermes agroécologiques à taille humaine en les louant, avec option d’achat à de jeunes agriculteurs. La foncière fonctionne grâce à des investisseurs qui souhaitent donner du sens à leur épargne, diversifier leur patrimoine et bénéficier de réduction d’impôt. Elle permet de faire transitionner l’agriculture en diminuant son impact carbone, ses besoins en eau et en faveur de la biodiversité.

Développer l’épargne solidaire

Laurent Chéreau, financier, responsable administratif de Solidarité internationale pour le développement et l’investissement (Sidi), a exposé les enjeux de la finance solidaire basés sur trois piliers : la solidarité, la transparence et le long terme qui s’exercent dans cinq champs d’utilité sociale (la lutte contre l’exclusion, l’action sanitaire et sociale, les activités écologiques, l’entreprenariat dans les pays en développement et d’autres champs comme la culture ou l’éducation populaire).

Il a rappelé que la finance solidaire bénéficiait de trois guichets : sa banque ou mutuelle d’assurance, les entreprises solidaires, via l’épargne solidaire de son entreprise. À travers l’exemple de Sidi, il a montré comment l’épargne solidaire renverse les canons de l’épargne classique en propulsant la plus-value sociétale devant le retour financier sur investissement.

Publié le 28 mars 2022

Ces articles peuvent vous intéresser

La colocation solidaire avec Simon de Cyrène

Partager le quotidien de personnes valides et non-valides pour changer de regard…

Lire l’article →

Charles de Foucauld, itinéraire de conversions

À l’occasion du Carême 2022, Mgr Jean-Marc Aveline a proposé sur série…

Lire l’article →

Conférence sur la synodalité – P. Xavier Manzano

Le 8 septembre 2020, notre archevêque a lancé notre Église diocésaine dans…

Lire l’article →

en ce moment

à Marseille

Publications
récentes

Plus d’actualités →

25maiToute la journée29Pèlerinage diocésain à Lourdes(Toute la journée)

04juin20h3022h30Confirmation des adultes20h30 - 22h30 Cathédrale de La Major

25juinToute la journéeXème rencontre mondiale des familles à Cotignac(Toute la journée: samedi) Cotignac

Charles de Foucauld, itinéraire de conversions