Un séminariste envoyé en Algérie pour une mission d’un an

seminaristes

Emmanuel de Dumast est séminariste pour le diocèse de Marseille depuis 3 ans. Il s‘apprête à vivre une année de césure méditerranéenne en Algérie dans le diocèse de Constantine. Une belle occasion de nous partager ses découvertes… et un appel à le soutenir dans cette aventure.

 

Emmanuel, pouvez-vous vous présenter ?

Après des études et un poste dans le bâtiment, je suis parti une année en Ethiopie pour suivre la construction d’un centre pour les jeunes à Addis-Abeba. De retour en France, je suis rentré au séminaire d’Aix-en-Provence en vue de devenir prêtre catholique. C’est une idée qui me trottait dans la tête depuis longtemps. 

Cela fait maintenant 3 ans que je suis séminariste au séminaire St Luc à Aix-en-Provence, pour le diocèse de Marseille. Je suis en insertion dans la paroisse de Notre-Dame des Neiges, à Bonneveine avec le Père Christophe Jullien. La formation dure 7 ans, je termine cette année le cycle de philosophie, et avant d’entamer le cycle de théologie, la possibilité m’est offerte de faire une année de césure. J’ai demandé à Mgr Aveline de passer cette année, de l’autre côté de la Méditerranée, en Algérie. 

Curieux de rencontrer d’autres cultures, et intéressé par l’Orient, j’avais envie d’aller découvrir l’Algérie. Mais avant tout, je souhaite lors de cette année de mission approfondir mon amitié avec le Christ, afin de continuer mon discernement en vue du sacerdoce. C’est pourquoi je désire aller servir l’Eglise, en tant que séminariste, dans le diocèse de Constantine en Algérie.

 

Vous allez incarner ces liens vivants qui unissent Marseille au monde méditerranéen. Qu’allez-vous vivre en Algérie ?

L’évêque de Constantine, Mgr Lhernould, accepte de m’accueillir dans son diocèse et me propose une insertion pastorale dans les paroisses de Constantine et de Skikda, avec résidence au presbytère de Skikda avec le prêtre du lieu. Cette insertion consistera à nouer des liens avec le voisinage. Cela passera par : visiter ses voisins, rencontrer les étudiants, proposer de l’entraide scolaire, constituer des groupes de randonnée, rendre visite aux malades, etc… 

De plus, j’aurais une mission annexe d’aide à l’économat diocésain pour la maintenance des bâtiments. Mais je n’oublierai pas de manger des pâtisseries au miel et boire du thé à la menthe !

En fait, ce service hors de France, en Algérie, m’engage vers une rencontre forte de l’autre, une découverte d’un autre visage de l’Église, une sortie de ma « zone de confort » et de mes certitudes d’occidental. Je veux confronter ma Foi à des hommes et des femmes, d’une autre culture, d’une autre religion, tout en mettant à profit mes compétences, mes qualités dans un projet humain. 

Cette année me permettra de me familiariser avec l’arabe dialectal algérien, ainsi que perfectionner mon anglais avec les étudiants. Cette année de césure sera aussi l’occasion de découvrir une pastorale de la présence, dans la spiritualité de Saint Charles de Foucauld. L’insertion pastorale à Skikda me permettra aussi de mettre à profit mon inventivité à travers ma mission. Dans la continuité de mon cheminement de chrétien, je veux me rendre proche de la population du diocèse de Constantine.

 

Quelles sont les conditions de votre service en Algérie et peut-on vous aider ?

Je pars avec l’association Fidesco en Algérie pour un an. Depuis 1981, Fidesco envoie des volontaires formés et compétents dans les pays en développement : plus de 200 volontaires agissent aujourd’hui dans 27 pays dans le monde. 

Ils travaillent auprès des populations locales en partageant avec elles leur savoir-faire en éducation, agronomie, médecine, mécanique, enseignement, gestion… Sur place le volontaire reçoit une indemnité qui permet de vivre dans des conditions modestes, mais justes, proches de celles des gens du pays. 

Fidesco prend en charge les coûts de ma mission : billets d’avion, assurances, suivi administratif, indemnité de subsistance sur place, … Une partie de ce budget est financée par le Ministère des Affaires Etrangères, mais pour le reste du budget (80%) Fidesco vit de dons.

Sans donateur, Fidesco ne peut pas envoyer de volontaires et ne peut pas répondre à l’appel des églises locales et de leurs évêques qui demandent de l’aide. 

Si vous le souhaitez, il est possible de vivre cette aventure algérienne avec moi, en me parrainant. Vous recevrez ainsi tous les trois mois mes rapports de mission. Pour cela, soutenez Fidesco par un don, soit par prélèvement mensuel ou en un don ponctuel. Vous pouvez donc me soutenir par un don du montant de votre choix ainsi que par votre prière qui est gratuite et sans abonnement !

Je me confie à vos prières.

 


Article EAM octobre 2022

Publié le 07 novembre 2022 dans

Ces articles peuvent vous intéresser

JMJ Lisbonne 2023 : en route avec le cardinal Jean-Marc Aveline

Pour accompagner les pérlerins des JMJ de Lisbonne dans leur préparation sprituelle,…

Lire l’article →

Un nouvel économe pour le diocèse

Monsieur François Leroy est le nouvel économe du diocèse de Marseille depuis…

Lire l’article →

Massilia Cantic : pour enCHANTer les cœurs

Massilia Cantic est un rassemblement diocésain de chant choral, lancé sous l’impulsion…

Lire l’article →

en ce moment

à Marseille

Publications
récentes

Plus d’actualités →

04déc15h0018h00Etape de baptême diocésaine pour les enfants du primaire et collégiens15h00 - 18h00

18mar11h0018h00Temps fort pour les adolescents11h00 - 18h00

JMJ Lisbonne 2023 : en route avec le cardinal Jean-Marc Aveline