Les vœux du cardinal Jean-Marc Aveline pour 2023

voeux 2023

Notre-Dame de la Garde, mardi 20 décembre 2022

 

 

Chers amis,

Je vous remercie oir répondu à cette invitation, traditionnelle pour les prêtres, les diacres, leurs épouses et les séminaristes, mais nouvelle cette année pour les responsables des services diocésains et les membres de la curie diocésaine. Je vous salue tous avec joie et je remercie le père recteur, Olivier Spinosa, ainsi que tous ceux qui travaillent sur le site de cette basilique, pour leur accueil chaleureux.

Dans quelques jours, en communion avec tous les chrétiens dans le monde, nous célébrerons la Nativité de notre Seigneur Jésus-Christ, et nous entendrons les anges dire aux bergers : « Aujourd’hui vous est né un Sauveur » (Lc 2, 11). Bonne Nouvelle célébrée en une grandiose liturgie champêtre, offerte aux bergers sur le lieu même de leur travail quotidien, eux que leur métier tenait éloignés de la liturgie du Temple. Dieu, nous l’apprenons d’expérience, est toujours surprenant. Sa Parole, pour être entendue, demande de notre part une disponibilité d’écoute sans cesse renouvelée. « Écoute Israël », dit Dieu dans le Deutéronome (Dt 6, 4) ! « Chaque matin, le Seigneur éveille mon oreille pour que j’écoute en disciple », témoigne le prophète Isaïe (Is 50, 4). « J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ? Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles », chante le Psalmiste (Ps 84, 9).

Le temps de Noël nous invite à mieux comprendre ce qu’est l’Église en écoutant davantage la Parole de Dieu. Plus nous écoutons la Parole, mieux nous entrons dans le mystère de l’Église. Car l’Église se réduit à n’être plus qu’une institution associative mondaine si elle ne se laisse pas façonner par la Parole et par le Souffle (selon le titre d’un bel ouvrage d’Yves Congar), c’est-à-dire par le Fils et l’Esprit, qui sont comme « les deux mains du Père », comme aimait à le dire saint Irénée.

Mais de nos jours, trop d’informations, souvent inutiles et bien trop souvent nuisibles, encombrent nos oreilles ! Saturés de messages et de communiqués, rendus sourds par des écouteurs qui nous évitent d’entendre ce que nous ne voulons pas écouter, nous risquons de passer à côté d’un Dieu qui, tout au long de la Bible, se révèle en demandant l’hospitalité de notre écoute, lui dont la voix est parfois plus ténue que le murmure d’une brise légère, comme Élie en avait fait autrefois l’expérience à l’Horeb (I R 19, 12). À quelques jours de Noël, interrogeons-nous : avons-nous vraiment accueilli en nos vies la Parole de Dieu, le Verbe fait chair ? Cette Parole est-elle quotidiennement la nourriture de notre prière ? Avons-nous réellement confiance en elle, qui toujours accomplit sa mission, comme la pluie et la neige qui descendent du ciel pour féconder la terre, comme on peut le lire chez le prophète Isaïe (Is 55, 10-11) ?

Noël, c’est la parole de Dieu qui, pour mieux nous parler sans jamais nous forcer, vient silencieusement habiter une existence humaine, concrète et ordinaire, au point que longtemps, elle passa inaperçue. Noël, c’est le Verbe qui se fait chair dans la vulnérabilité d’un enfant ; c’est la grâce qui, neuf mois durant, prend corps dans le corps fragile d’une jeune femme. Noël, c’est le Fils qui se fait frère pour attirer tous les frères, Fratelli tutti, dans la demeure de son Père. « Dieu pouvait-il faire briller sur nous une grâce plus grande que celle-ci, s’interrogeait saint Augustin : son Fils unique, il en fait un fils d’homme et, en retour, il transforme des fils d’hommes en fils de Dieu ? Cherche où est le mérite, où est le motif, où est la justice, et vois si tu découvres autre chose que la grâce » (Homélie pour Noël).

Accueillons donc cette grâce et cessons de gémir sur les malheurs de notre Église ! La période que nous traversons est certes difficile, notamment à cause des abus en tous genres commis dans l’Église, mais ne remplaçons pas hypocritement la pratique de l’omerta par celle de la délation, car toutes deux procèdent de la même logique qui consiste à placer la survie de l’institution au-dessus du respect des personnes. L’Église n’est pas le centre du monde. Une fois pour toutes, il nous faut renoncer à ces réflexes politiques de chrétienté qui nous éloignent de l’Évangile et qui, en excitant notre orgueil, deviennent la source de bien des déceptions et finalement de beaucoup de tristesses. L’Église n’est pas le centre du monde, mais elle a reçu mission d’être le sel de la terre. Non par ses mérites, mais par sa foi. À chaque eucharistie, nous demandons au Seigneur : « ne regarde pas nos péchés, mais la foi de ton Église » ! Nous n’aspirons pas à une Église de purs qui n’aurait pas de péchés ; mais nous demandons humblement qu’il nous soit donné de grandir dans la foi.

C’est une conversion qui nous est demandée et son point de départ consiste à croire en la Parole de Dieu. Quand l’évêque ordonne un diacre, que ce soit pour le diaconat permanent ou en vue du presbytérat, il lui remet l’Évangéliaire en lui disant : « Soyez attentifs à croire à la Parole que vous lirez, à enseigner ce que vous avez cru, à vivre ce que vous aurez enseigné. » Voilà, chers frères prêtres et diacres, le chemin tout simple, mais ô combien exigeant, de notre conversion. Personne n’en est dispensé. Et ces balises valent aussi pour vous, chers frères et sœurs baptisés, car le sacerdoce ministériel est au service de votre vocation à la sainteté dans le sacerdoce baptismal. C’est l’écoute de la Parole qui est le vecteur de la foi, le socle de la communion et le point de départ de la mission. Car en l’Église, comme en Marie, la Parole veut prendre corps. Et la corporéité de la grâce, qui s’exprime dans les sacrements, fait de l’Église elle-même le sacrement du salut, au service de l’amour dont Dieu aime le monde, spécialement les plus pauvres et les plus petits. Telle est la joie de l’Évangile, tel est le beau message de nos crèches provençales, telle est la grande grâce de Noël.

Demandons cette grâce, si vous le voulez bien, pour notre Église diocésaine. Nous ne sommes pas une association qui tiendrait aujourd’hui son assemblée générale. Nous sommes un corps nourri de la Parole et poussé par l’Esprit sur les chemins de la mission. Nous sommes des hommes et des femmes ordinaires, ni pires ni meilleurs que les autres, mais appelés par le Seigneur à vivre d’Évangile, pour porter au monde la bonne nouvelle de la proximité de Dieu, en consolant son peuple, en lavant les pieds des plus pauvres, en donnant nos vies par amour pour Dieu et pour nos frères. « La charité chrétienne, c’est d’aimer les autres parce que Dieu les aime », disait Claire de Castelbajac, qui en avait fait sa règle de vie. Tout homme, toute femme, est un frère, une sœur pour qui le Christ est né : voilà la bonne nouvelle de Noël !

Tout cela étant dit, permettez-moi maintenant, chers amis, de revenir à des choses plus concrètes, et d’adresser quelques salutations. D’abord à notre nouvel économe diocésain, M. François Leroy, que je remercie déjà pour sa capacité à écouter la vie concrète de notre diocèse et à chercher à partir de cette écoute les meilleurs moyens pour parvenir à rétablir un équilibre financier pour le moins précaire. Je voudrais aussi saluer tout particulièrement Sr Emmanuelle Maupomé, auxiliatrice, qui a accepté de prendre la responsabilité de notre nouveau service diocésain de la protection de l’enfance et des personnes vulnérables. Ce service, composé d’une équipe pluridisciplinaire est déjà au travail pour tout ce qui concerne la lutte contre les abus dans l’Église, à commencer par l’écoute attentive des personnes victimes, et je l’en remercie.

Parmi les prêtres, je voudrais d’abord saluer les prêtres qui seront jubilaires en 2023 : Xavier Autonès et Patrick Sham (franciscain), ordonnés il y a 25 ans, en 1998 ; Jacques Lamy-Perret, Robert Peloux, Michel Thanh et Jean-Pierre Muratet (Missionnaire du Sacré-Cœur), ordonnés il y a 50 ans en 1973 ; Victor Kempf (Missionnaire du Sacré-Cœur), ordonné il y a 60 ans en 1963 ; Jean-Marie Arnaud et Philippe Guérin, ordonnés il y a 70 ans en 1953 ; et enfin Paul Bony (sulpicien), ordonné il y a 75 ans en 1948. Et si nous rendons hommage à Paul Bony, c’est non seulement parce qu’il est l’aîné de nos jubilaires, mais aussi, et surtout, parce que depuis de longues années, il aide notre Église diocésaine à se nourrir de la Parole de Dieu. Merci cher Paul !

Je voudrais aussi saluer ceux qui ont pris cette année une nouvelle charge curiale : Thierry Alfano à l’ensemble paroissial Les Sources ; François Buet à Saint-François d’Assise, Saint-Joseph, Saint-Philippe, Saint-Antoine-de-Padoue ; Antoine Devaux à Auriol ; Michel Le Piouff à Mazargues ; Jean-François Lof à l’ensemble pastoral Notre-Dame de la Salette ; Didier Rocca à Notre-Dame de la Major – Les Accoules ;  Pierre Veiller à Saint-Jérôme, Saint-Just et La Rose, Stephen Beru, administrateur de Saint-Antoine – Notre-Dame-Limite ; Maxime Essiane, administrateur à Saint-Mitre – Le Merlan ; et Romain Louge, administrateur à Endoume. Nous accueillons cette année un prêtre Fidei donum, Serge Gabin Ngaïbona, vicaire à Saint-Barnabé, nous arrivant de République Centrafricaine, d’où le cardinal Dieudonné Nzapalainga, un grand ami de Marseille, nous le confie.

Je salue également les deux diacres permanents ordonnés récemment : Alain Appia en 2021 et Sylvain Mesnil en 2022, ainsi que les trois diacres ordonnés en juin dernier en vue du presbytérat : Arnaud Coppolani, Mac Van Hoang et Antoine Sigaudo. Soyez sûrs que nous vous accompagnons de nos prières. Je salue avec eux tous les séminaristes et propédeutes. Je me rendrai cette semaine à Constantine rendre visite à l’un de nos séminaristes, Emmanuel, qui effectue une année de stage pastoral dans ce diocèse.

Je voudrais enfin souhaiter la bienvenue aux nouveaux prêtres ou diacres arrivant dans les communautés religieuses : Gilles Allemand à Timon-David, Eugène Azuinye et Sylvester Sarfo chez les Spiritains, Clément Binachon chez les Dominicains, Joseph Sene chez les Oblats de Marie Immaculée, Patrick Sham chez les Franciscains.

Et tous ceux et celles que je ne peux nommer !

 

Car je voudrais maintenant vous donner ou vous rappeler quelques dates importantes au cours de l’année qui vient. D’abord, nous organiserons, le 1er janvier dans l’après-midi, sur le site de Notre-Dame de la Garde, une grande prière pour la paix dans le monde. Vous y êtes tous invités. J’irai ensuite rencontrer la communauté ukrainienne le 8 janvier et la communauté chaldéenne, irakienne et syrienne, le 15 janvier. Je recevrai à la mi-janvier tous les évêques de la Conférence épiscopale du Nord de l’Afrique (Maroc, Algérie, Tunisie et Libye) qui tiendront leur rencontre à Marseille.

Les deux visites pastorales de cette année sont en cours : celle du secteur Littoral, commencée le 15 octobre, se terminera le 21 janvier, et celle du secteur Garlaban, commencée le 3 décembre, se poursuivra jusqu’au 3 juin. Les deux comités de pilotage travaillent très bien et je suis sûr que ces deux visites porteront de beaux fruits pastoraux et stimuleront la mission dans tout notre diocèse.

L’année qui vient s’annonce riche également en anniversaires pour la vie religieuse dans notre diocèse. En effet, le 29 janvier, nous fêterons les deux cents ans de la naissance du P. Timon-David. Ce sera l’occasion de rendre grâces pour cette Œuvre magnifique et pour la grande famille de Timon-David qui, je l’espère, s’en trouvera renouvelée dans sa belle et si importante mission dans le diocèse et au-delà. Puis le 13 mai, nous fêterons à Notre-Dame de la Garde les cent ans de la présence à Marseille de la congrégation des Auxiliatrices. Et enfin, le 28 juin, nous célébrerons les cent cinquante ans de la fondation du monastère de La Serviane.

Avec l’enseignement catholique diocésain, nous poursuivrons le travail qui a déjà permis la belle rencontre du 26 novembre dernier entre chefs d’établissement, animateurs en pastorale scolaire, prêtres accompagnateurs et curés des paroisses où se trouvent les établissements. Le processus doit se poursuivre. Il est très important pour notre diocèse. Dans ce cadre, je participerai fin janvier à la récollection des chefs d’établissement à la Sainte-Baume.

Par ailleurs, j’attire votre attention sur une soirée-débat qui aura lieu le vendredi 27 janvier au Mistral sur toutes les questions liées à la fin de vie. Je n’ai pas besoin de vous dire toute l’importance d’une réflexion sur ces questions, certes complexes, mais tellement décisives pour l’avenir de notre humanité.

Et puis, bien sûr, il y aura l’Octave de la Chandeleur, prêchée cette année par le P. Alexis Leproux, que je remercie d’avoir accepté cette lourde et belle responsabilité, au service de tout le peuple du diocèse. Bien sûr, il y aura la Messe chrismale le 3 avril à la Cathédrale, la confirmation des adultes le 27 mai et, s’il plaît à Dieu, des ordinations le 25 juin, toujours à la Cathédrale.

Plusieurs pèlerinages diocésains sont prévus cette année : début mars en Terre Sainte, pour l’Ascension à Lourdes, ainsi qu’un pèlerinage des scouts et guides de France aux Saintes-Maries le 26 mars et un autre avec les étudiants et jeunes professionnels les 1er-2 avril.

Je voudrais noter encore deux choses : d’abord, le 6 février, aura lieu à La Pourraque une rencontre provinciale pour préparer le rassemblement Kerygma, prévu à Lourdes en octobre 2023, qui concerne tous les services de catéchèse et catéchuménat. Je remercie l’équipe diocésaine qui travaille sur ce projet. Puis, nous voudrions cette année marquer tout particulièrement le 6 mai, jour de la dédicace de notre Cathédrale. En 2023, ce sera en effet l’anniversaire des deux cents ans du rétablissement du siège épiscopal de Marseille et de l’installation de Charles-Fortuné de Mazenod. Le programme de cette journée est en cours d’élaboration, mais retenez déjà qu’il se passera quelque chose à la Cathédrale ce jour-là.

L’évêché de Marseille avait en effet été supprimé par le concordat de 1801, à la suite duquel sept diocèses anciens, Arles, Aix, Marseille, Toulon, Fréjus, Grasse, Vence et des portions de plusieurs autres, se trouvèrent confiés aux soins d’un seul et même prélat, résidant à Aix. Et bien que le concordat conclu en 1817 entre le Saint-Siège et le gouvernement de la Restauration, eût de nouveau érigé Marseille en évêché, les difficultés que cette convention rencontra pour son exécution furent cause qu’elle n’eut point d’évêque jusqu’en 1823. À cette date, les obstacles se trouvèrent levés et le siège de saint Lazare reçut un titulaire en la personne de Charles-Fortuné de Mazenod, auquel succéda, en 1837, son propre neveu, Eugène, qui fut canonisé en 1995 par le pape Jean-Paul II. Quant à Charles-Fortuné de Mazenod, il s’employa à retisser le tissu diocésain et dut en particulier traverser trois fortes épidémies de choléra, en 1834, 1835 et 1837. Voulant réitérer la consécration que son prédécesseur, Mgr de Belsunce avait faite en 1720 en demandant la fin de l’épidémie de peste, Mgr de Mazenod se rendit au même endroit, sur l’actuel cours Belsunce, afin de prier à son tour le Sacré-Cœur. Mais l’estrade sur laquelle il était monté s’effondra et le pauvre évêque fut donné pour mort. Comme il sortit cependant sans blessure des débris amoncelés, les Marseillais le ramenèrent en triomphe jusqu’à l’évêché ! [Je ne crois pas qu’il soit nécessaire de retenter l’expérience !]

Enfin, avec la Pastorale des étudiants et des jeunes professionnels, nous sommes engagés dans la préparation des Journées mondiales de la jeunesse qui se dérouleront l’été prochain à Lisbonne au Portugal.

 

Voilà pour les quelques dates à retenir pour l’année qui vient. Il y a aussi quelques thématiques qui concernent le plus long terme et dont je voudrais vous dire quelques mots.

D’abord, pour vous remercier du bon accueil qui a été fait à l’appel que je vous ai adressé le 8 décembre dernier afin de mieux organiser une solidarité diocésaine à l’égard des Marseillais les plus pauvres, mais aussi des familles ukrainiennes et des étudiants libanais. Je sais que les contributions arrivent et je me permets d’insister encore pour que notre charité continue d’être active et inventive en ces temps très difficiles pour de nombreux ménages et pour les personnes seules et démunies. L’hiver est loin d’être fini, ne relâchons pas nos efforts.

Ensuite, je dois vous informer de la mise en place d’une commission diocésaine spéciale qui travaillera pendant deux ans au service de Notre-Dame de la Garde, en appui du travail déjà entrepris par le Recteur et tous les acteurs concernés. Il s’agit, d’une part, de remettre en activité un point de restauration après l’arrêt du restaurant l’Eau vive, et de structurer de façon plus cohérente les diverses activités sur le site (magasin et autres). Je précise que l’arrêt du restaurant ne signifie pas le départ de la Famille Donum Dei, plus connue sous le nom des Travailleuses missionnaires de l’Immaculée. Nous souhaitons, en effet, qu’elles puissent rester dans le diocèse et exercer diverses missions, mais en accord avec le droit du travail en vigueur dans notre pays. Comme vous le savez peut-être, je suis chargé par le Saint-Siège d’accompagner cette Société de vie apostolique au niveau international et je travaille, aidé par le P. Manzano, que je remercie tout particulièrement, pour que leur beau charisme puisse se déployer et donner toute sa fécondité sans être réduit à la tenue de restaurants.

D’autre part, la commission diocésaine mise en place pour Notre-Dame de la Garde est chargée d’accompagner des travaux importants qui sont aujourd’hui rendus nécessaires, notamment la dorure de la statue (nous arrivons à l’échéance régulière des trente ans), l’entretien des pierres défectueuses et la réparation de certaines statues d’anges situées sur le clocher et qui menacent de s’effondrer. Nous en sommes, pour l’instant, à l’étape préalable du diagnostic avant d’entreprendre la recherche de fonds et le lancement d’une souscription. Vous en entendrez donc reparler dans le courant de cette année !

Enfin, je dois vous annoncer le projet de rencontres méditerranéennes, qui se tiendront à Marseille dans le courant de l’année 2023 et pour lesquelles j’ai invité le Pape François. Les arbitrages sont en train d’être effectués dans son agenda pour déterminer le meilleur moment. Je vous tiendrai au courant dès que possible.

 

Pour terminer, je suis heureux de vous annoncer la parution aux Éditions Chemins de dialogue d’un livre qui reprend les quatre conférences que j’avais données pendant le Carême de cette année sur Charles de Foucauld. Le P. Olivier Passelac a assuré le travail d’édition avec le sérieux professionnel qu’on lui connaît et je l’en remercie. J’ai ajouté aux conférences le fac-similé d’un texte rédigé par Foucauld lui-même, intitulé Le Modèle unique. Ce Modèle unique, c’est le Christ, et Foucauld, se laissant longuement façonner par la lecture et la méditation de la Parole de Dieu, avait voulu rassembler quelques passages d’Évangile qui résumaient à ses yeux le message de Jésus, afin de le rendre plus accessible à tous.

Laissons-nous toucher par cette grande figure de sainteté, et cherchons ensemble à découvrir le cadeau que Dieu lui-même veut faire aujourd’hui à notre Église à travers la vie si édifiante de son serviteur Charles de Foucauld. Laissant la Parole habiller son cœur de bonté et de fraternité, il s’est rendu disponible, jusqu’au bout, au Souffle imprévisible de l’Esprit. Qu’il nous accompagne tout au long de la nouvelle année. Quand l’ange vint solliciter le consentement de Marie pour que s’accomplisse en elle l’œuvre de l’Esprit et qu’ainsi le Verbe puisse prendre chair de notre chair, celle-ci lui exprima, sans même comprendre jusqu’où cela la conduirait, sa plus profonde disponibilité : « que tout m’advienne selon ta parole ! » Foi en la Parole et abandon au souffle de l’Esprit : telle fut la vie, profondément mariale, de Charles de Foucauld, et tel est mon vœu le plus cher pour notre Église de Marseille, et pour chacune et chacun d’entre vous.

Joyeux Noël et merci !

 

+ Jean-Marc Aveline
Cardinal archevêque de Marseille

 


Crédit photo : Gaël Barrera

Publié le 23 décembre 2022

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