Octobre, mois du Rosaire

chapelet

Le mois d’octobre est celui du Rosaire, de cette prière répétitive, simple, profonde et belle. Elle nous apprend à contempler le Christ avec le regard de Marie, sa Mère. Tout comme Marie gardait dans son cœur les événements de la vie de son Fils, nous revenons encore et encore à ces mystères de Jésus qui transforment notre vie. Ce que nous vivons se trouve éclairé par ce que le Christ a fait ou souffert. L’inlassable travail de mémoire engendre en nous l’homme nouveau, créé à l’image de Jésus.

Faire mémoire – voici un trait caractéristique de toute la spiritualité biblique. Les pages des Ecritures sont nées de ces actes de mémoire par lesquels le peuple de Dieu commémorait son Exode, ses choix, ses infidélités, mais surtout la fidélité inconditionnelle de Dieu. Nous faisons mémoire de l’Alliance, et alors cette Alliance devient la nôtre. Elle n’est pas seulement un événement du passé, elle entre en notre vie, la transforme, lui donne une orientation nouvelle. Ce ne sont pas seulement nos pères qui ont été libérés de l’esclavage de l’Egypte, c’est nous que Dieu rend libre aujourd’hui. Ce n’est pas seulement pour ses disciples les plus proches que Jésus a prêché, fait des miracles, est mort et a ressuscité, c’est pour chacun de nous qui faisons mémoire de ces mystères. Ils sont rendus présents pour nous, car aujourd’hui encore Dieu veut nous sauver, et ces gestes de salut – l’incarnation, la mort, la résurrection de Jésus – doivent encore s’accomplir en nous.

Dans le Rosaire nous faisons mémoire de ces mystères, et ils donnent à notre vie une profondeur divine, une orientation nouvelle. Nos joies, nos peines, nos espoirs se reflètent dans ces mystères. Nous découvrons alors qu’à travers les événements de notre vie quotidienne Dieu façonne en nous sa vie. Le Rosaire est une prière d’espérance : tout ce que nous vivons, aussi humble et simple soit-il, trouve en Dieu sa valeur d’éternité.

Plus que notre seule vie, c’est la vie du monde qui est transformée par cette prière. Nous intercédons pour les autres, pour tous ceux qui ne savent pas prier ou ne le peuvent plus, tant est grande leur douleur ou leur oubli. Inlassablement, avec une patience inusable, l’Église répète encore et encore les paroles de bénédiction sur tout homme venu en ce monde et intercède pour tout homme qui cherche la Vie, sans encore la connaître. La prière de la Bonne Mère et notre prière ne font plus qu’un dans le Rosaire.

Frère Pavel Syssoev, op.  

Publié le 03 octobre 2022

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